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Dernière mise à jour : Mai 2018

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GIS Avenir Elevages

Axe 3 : Un élevage créateur de valeur et répondant aux attentes sociétales

Dans cet axe, le GIS vise à promouvoir les recherches et les études pour mieux comprendre l’insertion économique et sociale des éleveurs au regard de la diversité de leurs systèmes de production et de leurs territoires et l’évolution de leurs contextes social, économique et institutionnel d’une part, génétique, numérique et technologique d’autre part.

Beaucoup a déjà été fait par le GIS Elevage demain. Ces thèmes restent d’actualité dans le GIS Avenir Elevages :

  • analyse multicritère, avec l’exploration des synergies et concurrences entre les différentes performances de l’élevage à différentes résolutions spatiales, leurs déterminants et leur stabilité dans le temps
  • la régulation des effets non marchands de l’élevage comprenant ses effets environnementaux globaux, comme le changement climatique, ou locaux comme la qualité de l’eau, l’analyse des déterminants de l’emploi tout au long de la chaîne de valeur, ainsi de ses effets culturels et patrimoniaux, avec une attention particulière aux controverses découlant de ces aspects.

La production, la capitalisation et la diffusion de connaissances sur les enjeux précédents n’est certes pas terminée, mais ce socle et la fusion des GIS Élevages Demain et AGENAE nous donnent l’opportunité d’ouvrir quatre nouveaux champs prioritaires en interaction avec les précédents et entre eux :

  • Le concept de « One Welfare » (cf. OIE 2017) au-delà de « One health »
  • Ethique en élevage (avec compétences hors GIS)
  • Le maillon élevage dans la chaine de valeur : construction de la qualité (intrinsèque et extrinsèque) au niveau de l’animal et de l’élevage
  • Structures agricoles et métiers de l’élevage.

La santé animale avait été volontairement laissée de côté par le GIS Elevage Demain, notamment pour des raisons internes à l’INRA. Cette question est cependant centrale pour le GIS en raison de ses interactions avec la santé humaine (maîtrise des zoonoses et prévention des résistances aux antibiotiques), du caractère mondial des flux de pathogènes et de ses répercussions commerciales et économiques en termes de performances et de risques. Avec le concept de « One Health », la recherche en économie de la santé animale se structure au niveau national, européen et mondial. Ses résultats devraient être de nature à éclairer les stratégies de santé animale de la génétique aux mouvements d’animaux, en passant par les systèmes d’élevage, en sortant des analyses coûts bénéfices étriquées de tels ou tels médicaments ou vaccins. En outre « Au moment où les questions environnementales deviennent incontournables, il est de plus en plus admis que le bien-être animal va de pair avec le développement durable de l’élevage, et cela contribuera sans aucun doute à une évolution vers de nouvelles pratiques, plus respectueuses des animaux », a souligné Monique Éloit, Directrice générale de l’OIE. La définition donc la mesure du bien animal, ainsi que ses statuts juridique et économique posent problème et nécessite des investigations en deçà et au-delà de l’exposé des controverses. Est-ce un bien public ou un attribut des produits issus de l’élevage ? Peut-il être promu efficacement par des normes publiques, privées, l’étiquetage ? C’est aujourd’hui une question centrale pour l’insertion sociale des éleveurs et autres opérateurs souvent stigmatisés dans une société européenne urbanisée, largement déconnectée des réalités pratiques de l’élevage mais portant des exigences fortes sur les devoirs de l’Humanité vis-à-vis des animaux domestiques. En conséquence, le GIS se propose d’investir deux champs d’action. Le premier concerne l’examen de la légitimité de ces exigences, supposant la mobilisation de compétences hors du GIS en histoire, philosophie, sociologie et droit notamment, sur l’éthique de l’élevage, ses processus d’élaboration et son hétérogénéité spatiale. Le second vise à rendre plus opérationnels et convaincants les changements de pratiques et les normes techniques visant à satisfaire principes légaux déjà en vigueur.

En complément des deux champs précédents, le GIS se propose d’examiner la place des exploitations agricoles d’élevage dans les chaines de valeurs où elles sont insérées. Les prix durablement bas du lait et du porc en 2015 et 2016, l’effondrement passé et récent de certaines filières avicoles intégrées invitent à revenir sur les déterminants des revenus des éleveurs. Depuis le « paquet lait » de 2010, la politique agricole commune (PAC) a élargi à deux reprises les dérogations au droit de la concurrence pour les organisations de producteurs afin d’améliorer leur pouvoir de négociation vis-à-vis de l’aval, voire de l’amont, au sein des chaînes de valeur. Ce nouveau cadre ne garantit pas par lui-même l’équilibre des marchés, ni un partage de la valeur ajoutée plus favorable aux éleveurs. Il s’agit d’examiner la manière dont ces derniers peuvent s’en saisir, en contribuant à la construction de la qualité des produits issus de l’élevage et en ciblant au mieux leurs débouchés. Cela suppose une bonne compréhension des attentes de consommateurs hétérogènes en matière de qualité nutritionnelle, sanitaire et gustative voire d’attributs sociétaux et environnementaux des biens alimentaires, mais aussi des collectivités, voire de mécènes, soucieux de rémunérer certains bienfaits environnementaux et sociaux.

Par des analyses statistiques originales et une vaste revue de littérature, l’expertise collective INRA de 2016 sur l’élevage en Europe (Dumont et Dupraz, 2016) a mis en évidence certaines contradictions entre bienfaits et nuisances de l’élevage liées aux changements d’échelle. Il en découle la nécessité de dépasser le débat entre élevages intensifs souvent parés de tous les maux et élevages extensifs plus souvent plébiscités. Ainsi la concentration géographique des élevages, qui va de pair avec une intensification sur l’animal et un accroissement plus rapide des élevages dans les régions les plus denses, est corrélée aux revenus agricoles les plus élevés, à un meilleur maintien de l’emploi régional associé et à de meilleures performances à l’export. Cette évolution de la répartition géographique des productions a bénéficié de l’élargissement de l’UE dans les années 2000 comme l’atteste l’intensification des échanges intra-communautaires. Associée à une intégration rapide du progrès technique et génétique - qui participent aux économies d’agglomération - et à l’exploitation d’avantages naturels, ce mouvement a contribué à réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation de ressources non renouvelables par l’élevage européen. Il est cependant défavorable à l’emploi au niveau européen et aux associations cultures élevages, avec un déclin des exploitations de polyculture élevage, dans les pays de l’Est principalement. En outre il conduit à des pollutions locales dont la gestion est couteuse et source de conflits. L’analyse ne conduit pas à valider l’efficacité relative du modèle breton, une région à forte densité animale où les élevages herbivores et granivores coexistent et dont l’agrandissement a longtemps été fortement découragé, vis-à-vis de Régions spécialisées dans moins d’espèces. En outre la comparaison avec le Danemark montre que la réalisation d’économie d’échelle par l’agrandissement peut être un moyen de financer la réduction des pollutions de l’eau, au travers d’un marché de la terre libéralisé et de contraintes de fertilisation strictement appliquées. Compte tenu des exigences ou attentes sociétales concernant notamment la santé et les conditions de travail des hommes et des animaux, une analyse des déterminants des évolutions structurelles (taille et nombre d’exploitation) et de leurs conséquences sur les différents effets de l’élevage reste d’une grande actualité. Le GIS Avenir Elevages constitue un partenariat unique pour observer, analyser et imaginer l’émergence de nouvelles formes d’exploitations d’élevage répondant à ces exigences.